Dans cet article, j’ai envie de te parler du changement de mon état d’esprit vis-à-vis de l’écriture et de ma nouvelle organisation.

1. Écrire (presque) tous les jours

C’était mon objectif depuis longtemps et c’est presque le cas, mais pour l’instant je n’arrive pas toujours à écrire le week end puisque je n’en ai pas envie et que je ne le planifie pas sur mon agenda. Je n’en ressens pas le besoin et surtout j’ai d’autres choses à faire le week-end. Donc je n’ai pas envie que ça change, surtout que je progresse déjà très bien et suis largement satisfaite de cette progression.

2. Se créer un système

Au départ, je n’en avais pas, je me mettais vaguement des objectifs et puis je voyais si je les réussissais ou pas. Maintenant, c’est fini tout ça. Fin décembre, j’ai essayé de réfléchir aux différentes choses qu’il fallait que je reprenne et que je travaille pour terminer mon roman. Je ne veux pas encore m’améliorer dans mes techniques d’écriture ou ce genre de choses, c’est prévu mais ça viendra plus tard, il me fallait un système pour venir à bout de mon roman.

Fin janvier, j’ai observé ma progression sur le développement de l’intrigue et combien de temps ça m’avait pris, résultat : je l’ai fini en moins d’un mois. Donc il me faudra trois mois pour développer les trois points cruciaux du roman : l’intrigue (c’est fait), l’univers (c’est fait) et les personnages (c’est en cours, j’ai commencé cette semaine et je pense que c’est ce qui me prendra le plus de temps).

Enfin, j’ai compté 5 mois pour l’écriture du roman. En écrivant 500 mots tous les jours pendant 5 mois, on arrive à un décompte de 75 000 mots, c’est jouable ! Surtout que je sais que je n’écrirais pas 500 mots tous les jours, sans doute que j’écrirais plus et parfois moins.

Je tiens à dire que se créer son système prend du temps et pour le faire, il faut déjà avoir beaucoup écrit et savoir comment on va le faire. J’aurais été incapable d’établir ce système avec juste mon idée de roman, mais après tout, chacun est différent.

3. Privilégier la quantité à la qualité

Ça aussi c’est mon nouveau mantra, parce que c’est réellement ce qui m’a débloqué. Quand j’ai fait mon défi des 3 mois pour écrire mon roman, j’avais pour gouvernail d’avancer peu importe ce que j’écrivais je devais avancer. Sincèrement, ça fonctionne ! La quantité est TOUJOURS préférable à la qualité peu importe ce que disent les autres, peu importe ce qu’ils pensent, je le sais maintenant. Ce qui est certain c’est qu’à force de quantité, on finit toujours par avoir de la qualité 🙂

4. Accepter de faire un mauvais premier jet

Écrire beaucoup et même n’importe quoi est l’une des meilleurs façons d’apprendre à écrire, parce que tu vas comprendre tes erreurs, tu vas pouvoir analyser tes difficultés, savoir ce qui te plaît, connaître ce qu’il te manque, comment mieux écrire et ce que tu veux vraiment : pour faire ça, il faut écrire beaucoup. Du coup, il faut accepter que ton premier jet soit complètement bancal avec des choses qui fonctionnent et d’autres pas du tout.

Tu ne dois pas le voir comme une fin en soi parce qu’il n’est que le commencement de ton travail d’écrivain. Un premier jet catastrophique peut se transformer en chef d’œuvre, ça ne dépend que de nous, je crois vraiment à ça. Aussi, ce n’est QUE ton premier roman, tu en écriras d’autres bien meilleurs, c’est personnellement ce que je compte faire.

5. S’organiser

Depuis janvier (je dirais même fin décembre), ma vie a changé, j’ai découvert l’organisation. Ouais, ça te fait sourire hein. Je suis la personne la plus bordélique que je connaisse, j’ai toujours eu du mal à organiser mes pensées, pourtant j’ai essayé ! Mais ça ne tenait pas sur le long terme, alors là ça a intérêt de ternir sinon ben… ben je chercherais autre chose mais enfin pour l’instant ça marche.

Je traque ce que je fais tous les jours, je fais un bilan sur toutes les semaines, sur tous les mois et j’en reviens pas d’écrire ça ! D’ailleurs j’ai remarqué que tous mes changements mentaux ont toujours été hyper brutaux, je ne fais pas de transitions en douceur moi, c’est comme ci j’arrivais à changer d’un coup comme ça, en un claquement de doigt, c’est trop étrange. Je cogite, je cogite et boum, changement !

6. Sortir de sa zone de confort

Alors attention je ne te dis pas qu’il faut escalader l’Everest ou partir à Bamako, je vais juste te dire ce que j’ai personnellement dû faire pour écrire tous les jours. Le fait est que je n’arrivais pas à écrire régulièrement chez moi, il y a trop de distractions, alors je me suis forcée à aller dans un café tous les matins pour écrire. J’écris même dans le bus sur le trajet.

Ça n’était pas toujours agréable de faire ça, cela prend du temps pour s’habituer au bruit et à toutes ces gênes extérieures, vraiment pas simple pour moi, mais c’était nécessaire, j’avais besoin de ça pour instaurer un rythme, maintenant écrire chez moi est plus facile même si je me suis habituée à ce petit café.

 

La route vers le progrès et non la perfection

Pour aller au bout de son roman, il faut plus que juste se dire “je veux écrire un roman”, il faut savoir pourquoi on le fait, qu’est-ce qui nous anime tant dans l’écriture, dans le partage d’histoires et ce qu’il se passerait dans nos vies si on ne le faisait pas. Je dois écrire mes histoires, l’imaginaire fait partie de moi, j’adore rêver. Quand on me demande si j’aime l’écriture, j’avoue que je ne sais même pas quoi répondre, je n’aime pas l’écriture, j’en ai besoin, c’est comme ça.

L’écriture n’est pas une passion, c’est quelque chose de bien plus profond pour moi. Alors cherche en toi les réponses, tu sais comment écrire ton roman, c’est simplement que tu n’es pas encore prêt, alors écris, fais ton chemin, n’abandonne pas ! Crées toi tes propres mantras pour surmonter tous ces blocages psychologiques que tu as dressé en face de toi.

Ce système te rendra plus fort également face aux doutes et aux attaques extérieures. Quoi on t’a dit que tu ne pouvais pas écrire parce que tu faisais trop de fautes d’orthographe ? C’est peut-être vrai mais tu les emmerdes ces gens-là parce qu’ils n’ont rien compris, rien du tout à ce qu’est la motivation profonde d’un écrivain : raconter ses histoires. Tu t’amélioreras en orthographe, d’ailleurs quand tu auras franchi un certain cap, ça deviendra ta priorité.

Tu te transformerais en écrivain professionnel, et ces gens-là n’auront plus rien à dire mais avant cela, avant de les écouter et de te laisser croire que tu n’es pas assez bon pour réussir : écris ton roman, écris beaucoup et continue à apprendre des autres et de toi-même. Poursuis ton rêve, suis tes progrès car c’est aussi ça qui compte le plus : es-tu devenu meilleur que le mois précédent ? Chaque petite victoire te mènerait vers le succès, alors accroche-toi !