Alors me revoilà, je suis encore sur le chapitre 5 d’Ylis l’arracheur d’âmes et je rêves du jour où j’y mettrais un point final. Je sais que le premier jet du roman n’est pas encore terminé mais voilà je te partage ce qui m’a permis d’avancer au moins jusque ici !

 

Règle #1 : Planifier, structurer son roman & connaître la fin

Je n’avais jamais fait ça auparavant car j’avais peur que ce soit trop ennuyeux. J’ai même cru un moment que ce serait un obstacle à ma créativité. Envisager l’écriture de roman comme un travail presque académique était inimaginable pour moi. En réalité, ça laisse encore plus de place à la créativité ! Désormais, je fais des plans avant l’écriture de chapitre, ce qui n’était pas le cas pour les premiers d’ailleurs, puisque je me lançais uniquement avec quelques scènes en tête.

Bon les choses ont changé, on devient un peu sérieux. Après en toute honnêteté, je ne sais pas trop ce qui va se passer dans le chapitre 6 😅 même si j’ai les scènes clés. Je n’ai pas encore fait le plan, ni pour le reste du roman, je construis au fur et à mesure. Par contre, l’essentiel c’est de connaître la fin et les pivots qui mèneront à cette fin. Personnellement, si je ne savais pas où finissait mon histoire, je pense que j’aurais un peu plus de mal à continuer, non en fait je crois que je me serais arrêtée depuis longtemps.

 

Règle #2 : Ecrire le plus souvent possible

Mon objectif c’est d’écrire tous les jours mais ça se traduit chez moi par ”écrire le plus souvent possible”. Ce n’est pas vraiment l’idéal mais c’est mieux que rien et je me suis dit que ça me convenait pour l’instant. Le secret, je pense, c’est de relativiser les jours où l’on n’écrit pas. A force de me culpabiliser devant les séances manquées, j’en venais à ne plus écrire du tout alors mieux vaut simplement se dire qu’on écrira demain.

D’ailleurs entre parenthèses, tous ceux qui te disent qu’ils écrivent tous les jours sont des menteurs, parce que c’est impossible, personne au monde n’est parfait. Il y a forcément un jour où ils n’ont pas écrit. Bon je taquine mais voilà, tu as compris, personne n’est parfait. Le plus important c’est de reprendre son élan et de ne pas s’arrêter trop longtemps. Pourquoi ? Tu le sais, je pense, si tu restes déconnecté de ton histoire trop longtemps, ce sera plus difficile de t’y remettre et donc de terminer.

 

Règle #3 :Trouver du soutien

Je crois qu’il y a toujours un proche derrière une belle histoire pour aider l’auteur à garder la foi. L’histoire est très connue, alors tu la connais peut-être mais c’est la femme de Stephen King qui a sauvé Carrie, son premier roman, en lui assurant qu’il en valait la peine. Je sais que j’ai dit qu’il ne fallait pas douter de son histoire mais le truc c’est que tu douteras toujours un peu, à moins d’avoir énormément confiance en soi ou une foi infaillible.

Je ne savais pas à quel point c’était motivant avant que ça ne m’arrive. Quand on te dit que ton histoire est géniale, c’est un sentiment magique qui te réchauffe le cœur et te propulse, même quand tu sais que tu as encore du chemin à parcourir. Le fait que son univers plaise à quelqu’un d’autre que soi est une immense récompense. Ces petits élans spontanés de soutien te donnent une force monumentale. Ça aide pour dégager les obstacles que tu trouveras sur ton chemin. Parfois, ça te remet juste sur la bonne route.

Ecrire c’est un travail difficile puisque c’est très long. D’ailleurs le premier jet n’est que la toute première marche de l’escalator alors accroches-toi ! Ce soutien peut être familial mais pas uniquement, tu peux le trouver sur les forums, sur Wattpad et tout autres espaces où tu peux poster tes écrits. Personnellement, j’ai énormément appris sur les forums, je te les conseille vivement ! Bien sûr, je comprends que tout le monde n’ait pas besoin de ça, alors fais ce qui te convient.

 

Règle #4 : Ne plus se préoccuper de son style d’écriture

Cela ne plaira pas à tout le monde mais voilà c’est ma mentalité du moment pour avancer, et pour comprendre tout ça, il va falloir te mettre dans mes baskets. Tu le sais, je ne terminais pas mes histoires, d’où ce blog et les principales raisons à ça sont simples : le manque de préparation, la pauvreté du scénario mais surtout la réécriture intempestive d’absolument tous mes textes.

Je vais te dire à force de réécrire, tu te lasses parce que tu es incapable d’avancer et tu t’embourbes dans les mots au lieu de te focaliser sur ce qu’il faut faire de plus important, c’est-à-dire terminer. Le lâcher prise, c’est le remède que j’ai trouvé à mon perfectionnisme abusif. Bon j’avoue que malheureusement pour moi, j’ai un peu trop pris à cœur cette règle dans le sens où je sacrifie le style mais sincèrement, je n’ai plus envie de regarder ça.

Quand j’écris un chapitre, je ne reviens surtout pas en arrière. J’ai fait un choix extrême à ce niveau-là, car si je m’autorise à relire et repasser pour affiner les choses, ça peut me prendre des semaines ! Donc, c’est écrit d’une traite et basta ! Tant pis, si il reste quelques fautes, tant pis si il y a des répétitions, tant pis si je n’utilise pas assez les 5 sens…etc. La liste est longue, je le sais.

 

Règle #5 : Découvrir son histoire et non raconter

Bon encore une fois, ce n’est que mon avis. Pour comprendre ce que je veux dire, il faut avoir le même problème, car ça rejoint un peu le point précédent. Quand tu écris pour raconter, il y a beaucoup de choses à prendre en compte, notamment le plus important ce que ressent le lecteur. J’ai décidé de ne pas trop me focaliser sur ça, car c’est une chose que je fais quand je réécris.

Alors à moins que je connaisse une scène de A à Z, je ne suis pas focalisée sur ce que l’on peut ressentir. Sache que je découvre encore mon univers, tout n’est pas planifié en réalité. Donc j’avoue, je crée, je construis et ensuite quand viendra la réécriture, je me focaliserais sur la narration, en faisant en sorte que ce soit le plus satisfaisant possible.

Tu sais, j’avais laissé tomber l’écriture, je ne sais pas si je t’en ai parlé, parce que je n’arrivais pas à aller au bout. Ma cure contre ça pour l’instant, c’est d’arrêter de me préoccuper de choses qui peuvent être améliorées lors de la réécriture et de me concentrer sur mon histoire. Devenir écrivain, c’est trop important pour moi pour laisser tomber peu importe mes difficultés littéraires actuelles ou mon manque d’expérience dans le domaine, je progresserais.

 

Petite conclusion

Je finirais par te dire qu’à mes yeux le premier jet est telle une pierre brute qu’on voudrait transformer en un joli pendentif. Le premier jet n’est pas ton roman, c’est une aventure, une quête vers la fin de ton histoire. A force, peut-être que mes premiers jets mériteront de moins en moins de corrections, on verra bien. Bien sûr, cela dépend aussi du type d’écrivain que tu es, de ton expérience, de tes compétences.

En France, on a beaucoup de mal à penser que l’écriture se travaille, et se retravaille encore, que ce n’est pas quelque chose qui peut s’apprendre et franchement c’est ridicule. Tu as le droit de chercher à t’améliorer sans pour autant croire que tu passes du côté de ceux qui n’ont pas le ”don divin”. Ça n’existe pas.

Ecrire ce n’est pas facile, il y aura toujours des projets inachevés. Cependant, il ne faut pas abandonner son rêve, et continuer malgré tout ce qui peut nous empêcher d’avancer. Souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour terminer une histoire.

 

Aller sur ce, comme d’habitude,

Des poutous !