Chapitre 2 : le monde invisible

« —Lyaaaaaa ! A table ! 

La voix de Thérèse monta les escaliers pour se frayer un chemin jusqu’à la chambre de Lya. La jeune femme pianotait sur son clavier d’ordinateur installé sur son lit et concentrée sur son écran. Elle répondait aux messages des utilisateurs de son forum quand elle entendit l’appel du souper de sa fée-marraine, un surnom que Lya avait donné à Thérèse.

—J’arrive, lui répondit-elle, par la porte ouverte de sa chambre»

Lya comptait tenir parole mais elle reçut une notification importante, impossible à ignorer : un nouveau témoignage sur son groupe Facebook.

« —Bon alors tu descends ?, demanda sa sœur qui commençait à se lever en fermant le livre qu’elle tenait dans les mains.

—Aly, attends, écoute ça.

Lya se redressa et poussa ses longs cheveux noirs bouclés vers l’arrière. Elle se mit à lire :

« Je m’étais réveillée soudainement, je ne sais pas pourquoi. Puis, j’ai tourné la tête et là je l’ai vu. Il se tenait debout vers ma fenêtre. Il était vêtu d’une cape noire et il marchait en rond. Je n’ai pas vu son visage, ni ses mains. J’étais incapable de bouger. Je n’arrivais même pas à soulever mon bras. Il m’était impossible de parler et je suais comme jamais auparavant. C’était terrifiant ».

Alia El Abouabat tendit l’oreille, intéressée par la courte histoire, malgré ses interrogations concernant son bien-fondé. Sa sœur Lya lui racontait souvent ce qui se passait sur son site. Les témoignages étaient assez stupéfiants et imaginés mais ils laissaient Alia incrédule.

Au contraire de sa soeur, Alia ne croyait pas en l’existence des Djinns. En fait, elle n’avait pas foi en grand chose, à part peut-être en sa sœur, qui mettait son allégeance à rude épreuve avec toutes ses théories farfelues. 

Les sœurs El Abouabat se ressemblaient beaucoup. Alia avait les cheveux beaucoup plus courts, en carré et le teint bien plus foncé. Elle était aussi plus grande. Ses yeux presque noirs se distinguaient de ceux de Lya, colorés par un marron chaud lumineux, dont la beauté se révélait au soleil. 

Malgré leurs différences, elles étaient très soudées, c’est pour cela qu’Alia s’efforçait de rester calme et bienveillante avec sa sœur quand elle lui parlait de ce monde à part qui, pour elle, n’existait pas. Mais c’était loin d’être facile… Certains prétendaient quand même avoir été possédé par des Djinns !

—Une cape noire ? Interrogea Alia, Un Djinn, alors, dans une cape noir ?

—Oui ! Tu penses à la même chose que moi ? s’arrêta Lya en haussant les sourcils, Comme le conte des voleurs d’enfants !

—Bah voilà, maintenant, on sait d’où lui vient l’inspiration ! 

—Sauf que là c’est pas un conte, c’est un vrai témoignage

—Tu ne trouves pas ça bizarre que ce soit toujours une cape noire ? Bonjour, le cliché.

—Oui, justement, pourquoi une cape noire ? C’est peut-être cliché comme tu dis mais ce qui est certain c’est que ça fait peur et si c’était ça le vrai but ? Je réfléchis et je ne comprends pas pourquoi certains…

—Ouais, moi non plus, je ne comprends pas ! Pourquoi tu t’intéresses à ces trucs-là ? Ces gens sont en plein délire, Lya ! Tu connais la paralysie du sommeil ? Ils ont hallucinés, c’est tout. Ils rêvaient et ils ont cru que c’était vrai.

—Oui, c’est ce que je pensais. Jusqu’à ce qu’on m’envoie ça. Écoute. Lya lança la piste audio en observant sa sœur.

—Euh, oui, c’est de la musique.

—C’est des Djinns qui l’ont fait et elle l’a enregistré.

—N’importe quoi…, s’exaspéra Alia, Hé, est-ce que je dois m’inquiéter ? Sérieusement depuis que tu as ce site, t’en décroches plus. C’est pire qu’avant ! Et puis toutes ces conneries que tu déballes. Lya, t’es pas bête, comment tu peux croire à des trucs pareils ? Les Djinns, ça n’existe pas.

Le téléphone de Lya sonna :

—Bon alors, vous descendez manger, on vous attend, lui dit sa mère.

—On arrive.

Les deux sœurs descendirent les longs escaliers de pierres en colimaçon aussi rapidement qu’elles le purent. Des vapeurs gratinées s’étaient déjà infiltrées dans les escaliers du premier étape. Sans se dire un mot, elles avaient accélérés leur descente.

Lya reconnut les herbes de Provence en accord parfait avec le temps estival. C’était un gratin de légumes du soleil, elle pouvait le jurer. Oh et des frites ! Assurément, sa mère l’aurait accompagné de frites.

« —Les fils Campbell seront logés dans l’aile Est, n’est-ce pas Thérèse ?

—Oui, Monsieur. Du côté de l’étang. Loin de la chambre de votre fille, lui dit-elle avec un regard complice et amusé

—Très bien !

Lya ralentit le pas. Les fils Campbell ? Cela faisait bien quelques années qu’elle ne les avait pas vu. Ils vivaient en Écosse. Lya était loin d’être enchantée par cette nouvelle. Le meilleur ami de son père, Jonathan Campbell, avait des fils beaucoup trop turbulents et irrespectueux à son goût.  

—Ça devient régulier ces réunions, mon chéri.

—J’ai besoin de discuter avec Jonathan du projet concernant la création d’une nouvelle École des Savoirs Universels en Écosse. Il est temps de nous déployer en Europe et il nous faut plus de jeunes. Le mois prochain, je prévoie d’y aller pour l’aider à mettre tout ça en place. Tu serais prête à m’accompagner ? »

—Et laisser les filles seules ici ? Pas cet été quand même, on a prévu des choses ! Tu oublies un peu les travaux dans l’aile Ouest. Il vaudrait mieux y aller à un autre moment. Écoute, on en rediscutera. J’en profite pour te conseiller de surveiller un peu les dépenses matérielles de l’association. J’ai vu qu’on disposait encore des cibles ce matin dans la forêt.

—Les garçons en ont besoin pour s’entraîner. J’ai pensé qu’il en fallait de nouvelles pour tous les élèves également. On va ajouter ça au nouveau programme.

—Dis moi, tu tiens un club de tir à l’arc ou une École ? Si ça continue comme ça, il va falloir demander une assurance à ces jeunes gens, que feras-tu le jour où il y aura des blessés

—Ces enseignements font partie du nouveau programme, Dalila, encore une fois. Il n’y aura pas de blessés, les jeunes sont très bien encadrés. 

—Bon si tu le dis… Appelle ça des enseignements, si tu veux. Je pensais que ton but était d’apporter une nouvelle vision du monde à la jeunesse, pas de former des tireurs. On aurait dit un militaire l’autre jour devant l’entrée de notre forêt.

—Youssef a une passion pour les treillis, qu’est-ce que tu veux que je te dises. 

—Ça sent bon ici ! Coupa Lya qui venait de sortir de l’ombre, suivit de près par Alia

—Bonjour mon cœur ! l’accueillit son père avec enthousiasme

—Salut Papa, Bonjour Maman… J’ai vu les cibles aussi et j’ai le regret de te dire que c’est absolument génial. Merci Papa !

—Top là !

Lya lui fit un grand sourire.

—C’est cool, Maman, tout le monde s’amuse et ça fait du bien aux jeunes d’ici d’avoir une École comme ça pendant les vacances, ajouta Lya, Il y en a beaucoup qui n’ont pas les moyens de partir. Au moins ici, on apprends des tas de choses et les activités sont super génial ! 

—Tout à fait ma chérie. Tiens, écoute ta fille !

Dalila El Abouabat secoua la tête en guise de désapprobation mais elle ne put s’empêcher de sourire, en ajoutant :

—C’est toi qui gère

—Oui, c’est moi qui gère, lui répondit son mari

—Alors qu’est-ce que je te sers ? demanda Thérèse à Lya

—Un peu beaucoup de ça, lui répondit-elle, en désignant le gratin.

—Allez pousse toi, bougonna Alia

—T’es deg’ d’être arrivé en deuxième, avoue »

La jeune femme regarda son père, se ravisa d’ajouter quelconques insultes à l’adresse de sa sœur et s’assit en lui offrant un généreux sourire. En ce moment, Lya se sentait parfaitement heureuse, elle riait avec les personnes qu’elle aimait. Mais son esprit s’éloigna à nouveau, alors que sa mère abordait le programme de leurs vacances du mois d’août prochain, auxquelles Lya se passerait bien de participer.

La jeune femme pensa alors à ce pendentif rouge qu’elle avait trouvé et à une autre chose qu’elle gardait encore secrète… Il fallait qu’elle retourne dans le sous-sol de l’aile Est. Elle cherchait à comprendre pourquoi la pierre avait cessé d’émettre ses éclats rouges, tout cela était beaucoup trop mystérieux pour que sa petite enquête cesse.

Toujours à table, Lya ignora ses frites et plongea sa fourchette pour goûter le gratin. Alors qu’elle savourait son repas, elle s’arrêta net après la première bouchée  :

« —Non, t’es sérieuse maman ?, Lya reposa sa fourchette, T’as fait mettre de la viande dans le gratin ?

—Oh, ma chérie, j’ai oublié ! Excuse moi…

—Tu as oublié ? Bon…Je… Tu sais quoi c’est pas grave, j’ai pas très faim de toute façon, dit Lya en se levant

—Non, mais attend, inutile de faire la tête pour si peu. Thérèse, prépare lui quelque chose d’autre, ordonna son père

—Non, Thérèse, ne bouge pas. J’ai pas faim, dit-elle à son père, Tu sais quoi, en fait, je vais aller m’acheter un sandwich à l’épicerie

—C’est ridicule, il y a tout ici !

—J’ai envie de sortir et de profiter de l’odeur délicieuse des lilas. En plus, il y a encore un peu de soleil.

—Bon comme tu veux… A force de filer comme ça, je vais finir par croire que tu ne nous aimes pas

—Je ne vois pas comment ça pourrait être possible, ça, lui répondit-elle en souriant. »

Lya traversait les couloirs les uns après les autres mais elle n’allait pas dans la bonne direction. Elle ne descendait pas, elle montait vers l’aile Ouest, ce qui faisait un grand détour. Mais peut-être allait-elle autre part…

La plus jeune des El Abouabat avait reçu un colis en fin de matinée et depuis lors, son esprit divaguait un peu, s’engourdissant dans le déluge d’informations numériques, dans lequel elle s’était plongée plus tôt. Alors qu’y avait-il dans ce colis qui demandait tant d’attention ? 

Après avoir marcher quelques temps, elle arriva devant de grandes portes en bois. Faites que ce soit ouvert, pensa-t-elle. A sa gauche, par les immenses fenêtres vitrées, on pouvait apercevoir le terrain bien entretenu des El Abouabat et la forêt dont une partie leur appartenait.

Lya poussa les portes et se retrouva dans une grande bibliothèque. Elle savait ce qu’elle cherchait mais elle ne savait pas vraiment où le trouver. Le feu des djinns, murmura-t-elle, en basculant les livres sur l’étagère à la lettre D. Ta passion va se transformer en obsession si tu continues comme ça, les paroles de sa sœur résonnait en elle.

Elle n’avait pas tort. Mais cette fois, il lui fallait des réponses. Lya avait découvert quelque chose. Une preuve de l’existence des djinns. Enfin c’est ce qu’elle croyait. La porte grinça. Une silhouette masculine perça l’entrer.

« —Y a quelqu’un ici ? L’ombre avança d’un pas, Ah, salut !

—Euh salut

—Cette pièce devrait être fermée, j’ai du y venir tout à l’heure avant de partir m’entraîner. Tu as trouvé ce que tu cherchais ? »

Le jeune homme était grand, torse nu, la peau brillante et les cheveux blonds bouclés. C’était Kyllian, un étudiant de l’École et le fils du meilleur ami de son père, Valfrido Fernandez ; Lya l’avait reconnu tout de suite. Mon Dieu, il s’approche.

« —Tu cherches un livre en particulier ? Je peux peut-être t’aider.

Oh oui tu peux, pensa Lya.

—Hum, ben, en fait, je cherche simplement des informations sur le feu des Djinns.

Kyllian l’observa, intrigué.

—C’est pour ton père ?

—Hein ? Non pas du tout, pourquoi tu dis ça ?

—Eh bien, si il y a un conteur de Djinns ici, c’est bien lui. Pourquoi alors ? »

Lya ne pouvait pas lui parler de ce qu’elle avait découvert, ni lui dire qu’elle avait un blog sur les Djinns. C’était bizarre tout ça et puis un peu obsessionnel.

« —C’est pour ma culture personnelle

—Tu t’intéresses aux Djinns ?

—Je me suis toujours intéressée aux djinns… Le mois dernier, on a eu un cours ici à l’École sur les djinns dans la tradition sémitique.

—Ah, c’est quel enseignement ça ?

—Mythes et religions

—Je comprends pourquoi je ne suis pas au courant, je n’y assiste pas à celui-là. Je préfère les entraînements à la salle.

—Oui je sais… Enfin d’accord »

Kyllian lui sourit et Lya crut fondre comme une chandelle. Ses gargouillis intestinaux se manifestèrent au pire des moments.

—Ouais, bon, je… J’y vais j’ai des choses à acheter à l’épicerie. Je ne sais pas si tu veux quelque chose ou autre ? Enfin dis moi.

—Non, t’en fais pas. Je peux fermer ?

—Oui, je sors par ce côté par contre, si tu peux refermer derrière…. Enfin, si ça te dérange pas…

Lya commençait à marcher pour sortir de la bibliothèque par la porte d’en face. Elle sentait qu’il la suivait et son cœur palpitait.

—Bonne soirée

—Ouais, salut. »

Lya reprit une profonde inspiration, comme après un effort.

« —Ça va, il était bon ton sandwich ? demanda Alia, T’aurais pu le manger avec nous quand même au lieu de t’exiler dans ta chambre…Oh ? Tu m’écoutes ?

—Non, je réfléchis.

—Ok, ben réfléchis. Les fils Campbell arrivent lundi prochain. Tu savais que Duncan avait maintenant 17 ans ! Le même âge que toi, c’est fou, comme le temps passe.

—Pfff, Duncan, c’est tellement cliché comme prénom. J’aime pas du tout, puis j’ai jamais aimé les fils Campbell. J’espère qu’ils ne restent pas longtemps.

—Un mois tout entier. C’est Papa qui le veut. Paraît que leur père va donner des cours à l’École en plus. T’as vu les cibles dans la forêt ? J’ai décidé d’y aller en fin de compte, tu m’accompagnerais ?

—Bien sûr que je les ai vu, t’es vraiment à l’ouest toi et j’y vais avec Samuel. Faut suivre un peu ! Tu peux te joindre à nous si tu veux. Je pensais que tu irais avec Killian.

—Non, il préfère s’entraîner à la salle. Merci c’est sympa en tout cas. Ça va te faire du bien un peu d’activité extérieur. Combat l’ermite qui est en toi !

—Tu sais, je l’ai croisé tout à l’heure, il m’a parlé de toi.

—C’est vrai ?

—Non

—Saleté, va, sourie Alia

Lya ferma son ordinateur et sortit un carnet. Alia lui jetta un regard curieux. Lya se mit à griffonner quelques phrases. Elle semblait aussi y dessiner de curieux symboles.

« —Tu dessines quoi ?

—Tu t’intéresses tout le temps à ce que je fais, puis quand je te le dis, tu me critiques. Laisse moi va, tiens pourquoi tu sors pas ce soir ? 

—Pas envie. En fait, personne sort ce soir… Bon va y, dis moi ! Tu dessines des Djinns ? Fais leur des cornes, tiens !

—Pfff, n’importe quoi. Je te rappelle que tous les Djinns ne sont pas des démons, donc chut.

—Oui off, excuse moi Lya, je ne suis pas une spécialiste des Djinns et puis moi je crois en ce que je vois

—Ah ouais ? Lya se redressa, Y a quoi autour de nous, Aly ? C’est du vide, c’est l’air invisible. Pourtant t’es bien prête à croire qu’il y a des atomes d’oxygène dans cet aire, du dioxyde de carbone, de l’azote et tous ces autres trucs que tu ne vois pas. Tu crois au monde invisible, parce qu’il est là devant toi.

—Mais ça n’a rien à voir. Ce sont des choses qu’on peut observer tout ça. Personne n’a jamais vu de Djinns.

—Bien sûr que si, des tas de personnes en ont vu. Seulement personne ne les croit. Il y a deux mondes, Aly, le monde matériel et le monde immatériel. Dans chacun d’eux, il est possible d’être visible ou invisible : de se camoufler ou au contraire de se révéler. Moi j’y crois.

—Il n’y a aucune preuve

—Ouais… Enfin je peux t’en montrer des tas sur le net. Ceci dit, j’ai mieux.

Lya souleva la chaîne qu’elle avait autour du cou et révéla un pendentif rond qui avait l’air vintage. Il était très épais et épuré, entièrement en or. Ce n’était pas celui qu’elle avait trouvé dans le sous-sol. Elle l’ôta de son cou et le donna à sa sœur.

—J’ai acheté ça sur le web. Pour être honnête, j’ai vraiment cru que c’était de la camelot, seulement il y avait le symbole de l’École dessiné dessus, alors j’ai décidé de l’acheter à Papa pour son prochain anniversaire. Je commence à me demander ce que signifie ce symbole et pourquoi il s’est retrouvé là.

—Le monde est grand, Lya, quelqu’un a déjà sûrement pensé à ce symbole avant.

—C’est fou ! Fou à quel point tu es sceptique sur tout !

—En tout cas, il est super beau ! Je suis sûr qu’il plaira à Papa. Attends, il s’ouvre ?

Lya le reprit à sa sœur et lui montra comment l’ouvrir. Elle fut très satisfaite de voir l’expression sur son visage.

—T’as mis le feu à l’intérieur ?

—Nan, sérieux, Aly, t’es con ou quoi ? C’est pas moi qui l’ai mit !

—Waw, c’est super bien fait ! C’est high tech ou un truc comme ça, genre c’est pas un vrai feu ? Alia approcha lentement sa main, Y a aucune chaleur. Le médaillon est froid comme de la glace.

—Ouais…, Lya ramena le collier vers elle, Non arrête ! Approche pas tes doigts comme ça ! Faut que je te montre un truc, Lya se leva, Surtout t’y touche pas !

—Regarde.

Lya introduit une feuille en papier dans le feu mais rien ne se produisit.

—C’est quel genre de feu ça ?

—Exactement ! J’en ai aucune idée.

—Il est bleu, c’est normal ça ? Le feu bleu c’est naturel je crois

—Oui, c’est possible. Mais c’est pas tout. Je t’ai demandé de pas le toucher parce que quand je l’ai fait, je me suis évanouie pour me réveiller après dans les vapes sans savoir ce qu’il s’était passé.

—Nan attend. T’es sérieuse, là ? Tu te fous pas de moi ?

—Pourquoi je te mentirais ? Vas-y, alors si tu me crois pas, touche-le ! Après tout, tu vas pas en mourir.

—Pfff j’suis sûr que tu mens. Alia approcha son doigt du feu et sentit de légers coups d’électricité pincés ses doigts. Tiens tu vois ! Je savais que tu mentais !

—C’est curieux… D’ailleurs, au delà de ça, la flamme n’était pas si faible quand j’ai ouvert le médaillon. Je crois que c’est à cause de ça, Lya désigna le socle en pierre sur lequel brûlait le feu dans le médaillon, Je pense qu’il s’est cassé lors du transport, du coup, c’est pour ça que les flammes passent à travers… Tu peux le refaire ? Remets ton doigt dans le feu s’il te plaît, il a augmenté en volume quand tu l’as touché

—Nan mais c’est quoi cette requête, ria Alia, Ok mais pas longtemps, ça picote quand même un peu.

La jeune femme se pencha et choisit son autre main. Elle faisait des vagues avec ses doigts afin qu’ils touchent un à un la flamme bleu argentée.

—Tu vois ce que je vois ?

—Ouais… Je devrais peut-être arrêter là

—Non, continue !

La flamme commençait à devenir de plus en plus haute. Aly sentit sa main s’engourdir, puis d’un coup elle s’évanouit.

—Bon… Tu ne pourras pas dire que je ne t’avais pas prévenu »

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Lisa El Yacoubi
Auteure en devenir. J'espère évoluer comme un pokémon.

L'objectif de ce site est de te parler des étapes par lesquelles je passe pour écrire mon roman mais aussi d'en partager une partie avec toi.

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